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Éthique et philosophie morale

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11 juillet 2011

Derek Parfit, recension On What Matters

Recension du dernier ouvrage de Derek Parfit, On What Matters.

« In this largest part of the book, Parfit attempts to demonstrate that the best versions of three prominent ethical theories traditionally viewed as being opposed to each other actually converge. The theories in question are consequentialism, Kantian deontology and contractualism. It is widely held, for example, that Immanuel Kant’s view rules out certain kinds of action no matter what their consequences. But if Parfit’s thesis is right, then a significant part of the history of Western moral philosophy has rested on a mistake.

(…)

Parfit painstakingly works his way through the most popular formulations of each view, revising them against counter-examples until they are each as tight as possible. The resulting theories are: a version of rule consequentialism according to which "everyone ought to follow the principles whose universal acceptance would make things go best"; a contractualist formulation of Kant’s categorical imperative, according to which "everyone ought to follow the principles whose universal acceptance everyone could rationally will"; and a revised account of Scanlon’s social contract theory, according to which "everyone ought to follow the principles that no one could reasonably reject".

Parfit argues that all three converge to prescribe the same set of actions, despite their emphases on features of morality that are in prima facie tension. He takes these actions to be recommended by a "triple theory" that combines three properties shared by all three of the aforementioned principles: "An act is wrong just when such acts are disallowed by the principles that are optimific, uniquely universally willable, and not reasonably rejectable."

Accordingly, he argues, rival theorists have been "climbing the same mountain on different sides" to reach the same view of what matters, namely "that we rich people give up some of our luxuries, ceasing to overheat the earth’s atmosphere, and taking care of this planet in other ways, so that it continues to support intelligent life". The triple theory, Parfit maintains, gives us overwhelming reasons to believe that this is the truth about what matters and then to act accordingly (with Parfit defending his claims about normative reasons and truths in the first and last parts of the book). »

On What Matters, Volumes I and II

5 janvier 2011

Susan Wolf - Meaning in Life and Why It Matter

« Le point de départ de l’ouvrage est le suivant : nous cherchons tous du sens dans notre vie et son absence rend la vie ennuyeuse. C’est ce constat quasiment empirique qui assoit l’importance de la signification d’une vie : son absence rend l’existence humaine terne. La signification d’une vie n’a de valeur qu’à la lumière du désir que l’on éprouve de l’obtenir. Elle n’a pas de valeur intrinsèque. De fait le point de départ qui ouvre à une axiologie réaliste, donc quasiment hétéronome, est immanent. Fidèle à son approche philosophique, Susan Wolf applique ici une méthode « endoxale » (endoxic method) : écouter la réponse ordinaire des gens, puis développer philosophiquement les concepts engagés dans le quotidien. L’une des qualités de cette approche consiste à ne jamais rester au niveau de l’abstraction, mais à illustrer son propos avec des exemples (concrets ou hypothétiques). »

Susan Wolf – Un livre témoin

13 novembre 2010

Tu embrasses quelque chose qui t'a été donné pour un moment

« Le premier moyen, le moyen le meilleur, le moyen souverain, celui qui est la clé de tout, pour ainsi dire, c’est de ne s’attacher à personne que comme à une chose qui peut nous être enlevée, comme à une chose qui est de la même nature que les vases d’argile et les coupes de verre. Que le vase se brise, et, nous rappelant ce qu’il était, nous ne nous troublerons pas. De même ici, quand tu embrasses ton enfant, ton frère, ton ami, ne te livre jamais tout entier à ton impression, ne laisse jamais ton bonheur aller aussi loin qu’il le voudrait ; mais tire en arrière, et modère-le ; fais comme ceux qui marchent derrière le triomphateur, et qui l’avertissent qu’il est homme.

Donne-toi à toi-même cet avertissement :« Tu embrasses quelque chose de périssable ; tu embrasses quelque chose qui n’est pas à toi, quelque chose qui t’a été donné pour un moment, et non pour ne t’être jamais enlevé, et pour t’appartenir sans réserve. Il en est de cet être comme des figues et des raisins, qui te sont donnés à un moment précis de l’année, et que tu serais fou de désirer pendant l’hiver. »

Si tu désirais ton fils ou ton ami, quand il ne t’est pas donné de les avoir, ce serait, sache-le bien, désirer des figues en hiver. Ce qu’est l’hiver par rapport aux figues, les événements qui résultent de l’ensemble des choses le sont par rapport à ce qu’ils nous enlèvent. Désormais donc, au moment où tu jouiras de quelqu’un, mets-toi devant les yeux la scène contraire. Quel mal y aurait-il, quand tu embrasses ton enfant, à te dire tout bas, en parlant de lui, « Tu mourras demain » ; et de même, en embrassant ton ami, « Tu partiras demain, ou, si ce n’est toi, ce sera moi ; et ainsi nous ne nous verrons plus ? » »

Épictète, Entretiens, Livre III, chapitre XXIV.

21 septembre 2010

Revue d’études benthamiennes

La Revue d’études benthamiennes se dote d’un site Web.

« La Revue d’études benthamiennes est une publication biannuelle à comité de lecture, publiée sous la direction du Centre Bentham depuis 2006. Elle publie des articles en français et en anglais, après examen par des experts indépendants. Depuis sa création, la REB accompagne le renouveau des études sur l’utilitarisme en France. Elle traite aussi bien de l’utilitarisme classique (de Bentham à Henry Sidgwick et G.E. Moore) que du courant utilitariste contemporain en économie et en philosophie. La REB entend promouvoir et accompagner la recherche universitaire dans ces domaines et ne se réclame pas d’une lecture ou d’une interprétation particulière. Elle se veut un espace international de débat et de réflexion. Elle est ouverte à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Les contributions sur ces thèmes sont les bienvenues. »

29 juillet 2010

Le projet caractère

« Les 30 dernières années ont vu la résurgence de l’intérêt porté au caractère, en particulier dans les domaine de la psychologie, de la philosophie et de la théologie. Ce travail a mis en évidence de nombreuses questions stimulantes telles que :

(i) Les traits de caractères comme l’honnêteté ou la compassion existent-ils réellement ?

(ii) S’ils existent, sont-ils répandus et qu’est-ce qui sous-tend leur nature psychologique ?

(iii) Les traits de caractère comme les vertus doivent-ils être la pièce maîtresse de nos meilleures théories morales ?

(iv) Comment devons nous améliorer notre caractère et surpasser nos défauts ?

(v) Pour les théologiens, la réflexion à propos des caractères divins et humains doit-elle être centrale à l’éthique théologique ?

Le but du Projet Caractère est d’aborder ces questions et un tas d’autres et promouvoir ainsi de nouvelles avancées dans l’étude du caractère. »

The Caractere Project

On va enfin savoir s’il faut accepter ou rejeter l’éthique des vertus.

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