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Écologie politique

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14 juillet 2011

Dernières vacances avant la récession

Rien que pour le titre.

« Fondamentalement, l’ancien monde d’une croissance forte soutenue par des bas prix de l’énergie est désormais mort. Néanmoins, la nostalgie du passé aveugle encore nos dirigeants, et les candidats à la présidentielle, en France comme aux Etats-Unis, ignorent que notre industrialisme n’est qu’une machine thermodynamique qui convertit des inputs énergétiques en biens et services. La loi de l’entropie s’impose à la fin, c’est-à-dire aujourd’hui.

La seule solution pour éviter la récession serait une augmentation permanente de la production de pétrole bon marché. L’impossible réalisation de ce fantasme nous conduit à l’autre solution : la décroissance massive de notre consommation de pétrole, que nous le voulions ou non. »

Yves Cochet, Dernières vacances avant la récession

17 février 2011

Bretagne et algues vertes

Bonnes vacances !

Une affiche d’algues vertes choque plus que la pollution qu’elle représente.

« Cette campagne contient notamment plusieurs images extrêmement violentes, dont celle qui est reprise dans Ouest France et le Télégramme de ce matin, et qui associe les algues vertes aux vacances en Bretagne, aux plages et au danger de mort pour les enfants. Autant d’amalgames fortement anxiogènes, qui dissuadent de venir en Bretagne (car même si le nom n’est pas mentionné, tous les éléments amènent à repérer notre région) et qui sont totalement mensongers. Mensongers sur l’idée qu’on peut se faire de la surface envahie par les algues, sur la nocivité des algues vertes quand elles ne sont pas pourries et surtout, mensongers, car nous nous sommes évertués au ramassage mais aussi à une information la plus complète possible et à une totale transparence. »

Réaction du Comité Régional du Tourisme de Bretagne à la campagne FNE

20 septembre 2010

Entretien avec Paul Ariès

Un entretien avec Paul Ariès :

« Rue89 : Donc vous pouvez avoir une période de cohabitation entre croissance et décroissance ?

Paul Ariès : Bien sûr, l’enjeu c’est de créer des dynamiques de rupture. Bien sûr qu’il faut en finir avec le capitalisme, mais à nos yeux ça ne suffit pas. Parce que le pétrole socialiste n’est pas plus écolo que le pétrole capitaliste, ou le nucléaire socialiste ne serait pas plus autogérable. Nous sommes à la fois anticapitalistes et antiproductivistes.

Il faut penser la transition, ça ne se fera pas d’un coup. Cette politique des petits pas, qui n’oppose pas chaque petit pas avec l’objectif final, est la seule possible. C’est aussi la seule démarche possible pour rendre le projet désirable.

Rue89 : Par où commencez-vous ?

Paul Ariès : Nous avons décidé de nous battre d’ici 2012 sur quatre grands mots d’ordre d’égale importance :

1) la question du ralentissement, car on sait depuis les travaux de Paul Virilio que toute accélération de la société se fait au détriment des plus faibles ;

2) la relocalisation, ce qui peut poser la question d’une fiscalité adaptée, voire la création de monnaies régionales ;

3) la question de la simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance ;

4) la question du partage, c’est-à-dire la question du revenu garanti couplé à nos yeux à un revenu maximal autorisé. »

Le point 4 est en contradiction avec l’affirmation selon laquelle

« Le succès électoral d’Europe écologie repose sur des bases idéologiques pas claires. Si les gens ont voté Cohn-Bendit en pensant sauver la gauche et pour sauver une écologie politique antiproductiviste, ils ont été abusés. »

alors que la mise en place d’un revenu d’existence minimum et d’un revenu maximum fait parti du programme d’Europe-Écologie. Accessoirement, tous le monde n’a pas voté pour Cohn-Bendit : la forme du scrutin, aux Européeenes comme aux Régionales se fait sur liste bloquée.

13 août 2010

L'écologie a-t-elle besoin d'une morale ?

À propos de La communauté des êtres de nature par Hicham-Stéphane Afeissa :

« Il est vraiment dommage que les conséquences de ce positionnement ne soient pas explorées plus avant ; s’en remettre in fine à l’intuition morale et abandonner tout espoir de construire une éthique objective nous place devant l’alternative suivante : ou faire de l’éthique environnementale une sagesse privée, une sorte d’exercice spirituel visant à développer notre sensibilité à la valeur de la nature et notre sens du respect de celle-ci, ou renoncer au principe même de l’État de droit, qui veut que la norme, traduite dans la loi, soit explicite, et le moins possible soumise à interprétation subjective.

On retrouve dans cette difficulté le malentendu analysé au début de l’ouvrage : ce n’est pas le principe d’une éthique environnementale (le fait qu’il y ait un enjeu moral dans nos rapports avec notre environnement) qui fait problème, mais sa place et son rôle en tant qu’instrument ou référence politique. Si l’éthique environnementale en reste à l’intuition, quelle revendication politique peut-on espérer fonder sur elle ? »

L’écologie a-t-elle besoin d’une morale ?

11 décembre 2009

Le grand écart de l'écologie politique

« L’écologie politique est en train de bouleverser l’ensemble des représentations de ce qui est bien, beau et juste dans nos sociétés européennes et probablement américaines. Après 25 ans d’hégémonie du libéralisme productiviste, qui succédaient eux-mêmes à 25 ans d’hégémonie du fordisme (productivisme social), l’écologie politique séduit maintenant dans un arc de cercle immense, allant du centre-droit à l’extrême gauche. Mais, aux deux extrêmes, les difficultés sont grandes. »

Alain Lipietz, Le grand écart d’Europe Écologie

Qu’est-ce qui fait changer les mentalités collectives ?

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