Je suis née dans les bras
de la terre
pour apprendre à voler
dans le trouble des vents
Publication
J. Ailesbée, Rien n'est écrit, Pennti Éditions, 2011.
Recueil de poèmes, 2007-2010.
En vente sur :
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
mercredi, mai 16 2012
Je suis née dans les bras
de la terre
pour apprendre à voler
dans le trouble des vents
jeudi, mars 29 2012
Ou la guerre ou l’amour
le feu le sang le vent
ou rien ou rien ou rien
c’est cela qu’il me dit
l’écureuil :
pour jamais il n’est pas besoin d’avoir le temps
vendredi, mars 23 2012
La terre en creux
chemine sans vouloir
se déroule sans fin
et il faudrait
toujours petit
aller comme elle
sans se tenir
sans tenir à rien
ni tourterelle
ni passerelle
ne tenir à rien qui ne tienne
car rien ne tient
jeudi, mars 22 2012
Se blottir
dans les pavots de l’ombre
léger-léger respirant à peine
espérant de l’oubli
qu’il recouvre l’oubli
dimanche, mars 18 2012
Ce n’est pas cette nuit
-l’aune infinie-
pas cette nuit-là
à quoi tu penses
c’en est une autre
tout près d’ici
mardi, mars 13 2012
Le jour à épuiser
ne masque plus l’hiver
- c’est à moi qu’il revient
de nourrir le désert
mercredi, mars 7 2012
C’est toujours à pieds nus
que l’on va sur la grève
qui ne nous attend pas
dimanche, mars 4 2012
Ceux des terres
disent qu’ils rient
mais j’entends leurs sanglots
nous séparer de mer
samedi, février 25 2012
Caillou
au creux de la fronde
bercé par le cercle du temps
qu’une main retient encore
si j’étais oiseau
je ne verrais jamais
pleurer la plaine
j’irais par dessus terre
jouer avec les vents
qui mènent tous à toi
je ne le saurais pas
vendredi, février 10 2012
C’est froid
c’est seul
et douloureux
c’est loin,
manquant
et impossible
c’est
le matin
le soir
le jour
et la nuit est partie
Matt Elliott, The Maid We Messed
vendredi, février 3 2012
Il ne faut pas croire
le matin
le silence
ou même la plaine quand
ils semblent promettre
partout dans les froids
je cherche
le chant d’un oiseau
qui me rassurerait
sur l’avenir du monde
mais à vrai dire
il n’est pas du tout certain
qu’il en ait un
elle tient dans une main
cette histoire,
une toute petite main
qui contient la nuit entière
cachée dans les jours
lundi, janvier 30 2012
Dans le ventre déferlant des vagues
là où il n’y a pas de rives
entre quoi hésiter
ceux qui ont bu beaucoup
et chantent fort
racontent que l’on peut voir
distinctement
un voilier arriver par la terre
s’ouvrir en deux
embrasser les eaux
et chavirer dans la joie
« billets précédents - page 1 de 17